mardi 31 août 2010

La fondation de la philosophie dans le ressentiment et sa purgation

Lettre non-philosophique de François Laruelle du 30 Août 2010

" (...) Le ressentiment est donc un problème éminemment théorique de structure du philosopher et pas seulement comme d'ordinaire d'évaluation encore morale de la philosophie. Nietzsche met le doigt sur le ressentiment comme sur un point ou un objet sans se rendre compte que l'identification d'un problème philosophique est toujours en cours de ratage puisque l'objet bouge par définition et que sa localisation subit le principe d'indétermination ou vire en sous-localisation. Le but de la non-philosophie est de chasser les dernières traces de ressentiment hors de la pensée et jusque dans l'uage qu'elle peut être amenée à faire de la mathématique qui n'est qu'un moyen de-dernière-instance et pas cet englobant dont on nous menace. Ce n'est pas une décision elle-même « simple » ou objectivante. Autrement dit la localisation d'un objet ou d'un problème est une invention et pas un repérage, une dynamique hasardeuse plutôt qu'une géométrie, une virtualité futurale plutôt qu'une trajectoire définie par des coordonnées. C'est justement lorsque l'objet est pointé comme « cœur de cible » que sa connaissance est manquée et tissée de ressentiment qui est l'aliénation la plus profonde c'est-à-dire l'identification individualisante de l'objet cherché, le plus sûr moyen de ne pas inventer. Il faut travailler aux côtés de ceux qui inventent de nouveaux concepts, l'invention est l'émotion même du Réel, plutôt qu'au côté de ceux qui font de la connaissance une reconnaissance, de la cognition une recognition... (...)"

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