mercredi 28 juillet 2010

New Translation of Laruelle’s ‘Biography of the Eye’

by Taylor Adkins


for Adolfo Fernandez Zoila
“Man is this night, this empty nothingness that contains everything in its undivided simplicity…he is this night that one sees if one looks a man in the eyes.”
Hegel
Supplement to Hegel’s judgment concerning man
A philosopher has never looked a man directly in the eyes. The philosopher is the man who turns his eyes away to look man in the eyes: he is a man with a distorted gaze. The philosopher misrecognizes the immediate for he himself is not immediate.
To look in the eyes: a maxim of philosophical curiosity, of its oblique indiscretion.
The philosopher is the man with an oblique gaze who lacks the straightforwardness of man.

To look in the eyes: this multiple sounds like a singular, like the penetration into the unique depths of the soul, if it isn’t simply a possibility of untruthfulness or contradiction between the eyes, quickly effaced. (...)
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samedi 3 juillet 2010

La gnose non-philosophique ou la pensée-en-Un

Cet article doit beaucoup, non seulement à la pensée de François Laruelle dont on s’inspire continuement, mais aussi plus ponctuellement au livre de J.-L. Rannou « François Laruelle et la gnose non-philosophiqe », paru en 2003.
 
1.

Le terme de "Gnose" n'est pas ici employé dans son acception religieuse-hérétique, mais simplement au sens originel de connaissance, et de connaissance qui s'apprend. La non-philosophie mérite d'être appelée "gnose" puisqu'elle nous apprend à reconnaître ce que chaque-Un sait de façon seulement immanente, à savoir justement qu'il est Un. En effet, la philosophie résiste à ce savoir et fait obstacle à ce que ce qu'il soit effectivement conscient en l'homme. Cependant la nécessité d'apprendre n'implique pas une progression sur l'échelle hiérarchisée des connaissances, qui mobiliserait une faculté supérieure et déboucherait sur la métaphysique, comme le voudrait Aristote. Par elle-même la connaissance ou la Gnose reste immédiatement en-Un, et s'applique à la solitude fondamentale de l'homme. D'autre part, on ne peut ignorer que la gnose désignait historiquement une doctrine du salut fondée sur l'expérience humaine comme exil ou étrangeté fondamentale au monde. La philosophie a d'ailleurs exploité ce thème de l'exil au titre de la déréliction, qui en dénature et déshumanise le sens. La non-philosophie débouche à son tour et sans contradiction sur une théorie de l'Etranger, soit ce que chaque homme ou chaque-Un représente par rapport au monde. Se penser comme Un revient donc également à se penser comme Etranger.